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OPPORTUNITES D'INVESTISSEMENT > Services financiers

La République du Congo est membre de la CEMAC, une communauté économique et monétaire ou six pays membres font usage en commun du Franc CFA, et où la BEAC, institut d’émission des francs de la Coopération financière en Afrique centrale (FCFA), est la Banque centrale des six États. La convertibilité à taux fixe du franc CFA avec l’euro est garantie par la Banque de France depuis 1999, comme cela était précédemment le cas avec le franc français. Depuis cette date, le taux EUR/XAF est de 655,957. Ce mécanisme a l’avantage d’assurer au système monétaire de la sous-région une grande stabilité et une inflation modérée.

Cependant, sur le plan financier, il est fort regrettable que les possibilités d’obtention de lignes de crédit sont limitées dans la CEMAC, conduisant ainsi à la faible contribution du secteur bancaire à l’investissement.

Selon le FMI (2015) , sur 90% d’abonnés, seulement 20% en moyenne ont un prêt ou une ligne de crédit, ce qui est largement inferieur à 37.7% en moyenne dans les pays émergents ou en développement. En plus, dans la CEMAC, près de 70% en moyenne de prêts sont soumis à la garantie dont la valeur dépasse sensiblement en moyenne le montant du prêt.

Au Congo, selon le FMI (2015) seulement 9% de la population adulte possède un compte formel, ce qui est inférieur à la moyenne de la CEMAC. 20% de nantis ont un compte formel contre 1.1% de pauvre, alors que le ratio pauvres/nantis bancable est de 18 environ, ce qui fait du Congo le pays ayant l’inclusion bancaire le plus faible d’Afrique sub-saharienne.

En dehors des monnaies traditionnelles (fiduciaire, scripturale et électronique), vient s’ajouter une autre monnaie ayant pour support le réseau internet. Le développement de cette monnaie (Monnaie Mobile) est rendu possible grâce au développement des techniques de communications et d’information. Celle-ci pourrait peut dans l’avenir contribuer à faciliter l’accès aux services financier, restreint par les banques traditionnelles.

Structure du système bancaire congolais

1) Secteur bancaire

Le secteur bancaire congolais compte à ce jour onze (11) banques dont la dernière à s’implanter est la Banque Sino-Congolaise pour l’Afrique (BSCA Bank) créée en décembre 2014 avec un capital de 100 millions de dollars (soit 53 milliards de FCFA), elle a pour principal actionnaire la Banque agricole de Chine. Elle est opérationnelle depuis juillet 2015. En sus de BSCA Bank, il ya i) la Banque française Société Générale, installée dans le pays, en 2012 ; ii) le Crédit du Congo, rachetée en 2009 par le groupe marocain Attijariwafa Bank ; iii) la filiale de la Banque Gabonaise et Française Internationale du Gabon (BGFIBank) ; iv) la Banque commerciale internationale, filiale de la Banque Populaire française ; v) la Congolaise de la Banque, filiale de la BMCE marocaine; vi) ECOBANK ; vii) la Banque Espirito Santo Congo, filiale d’une banque portugaise ; viii) la filiale congolaise d’United Bank of Africa du Nigeria (UBA) ; ix) la Banque congolaise de l’Habitat, x) la Banque Postale du Congo.

Le total agrégé des bilans de ces banques était de 2,232.6 milliards XAF en 2014, soit une progression de 15% par rapport à 2013. Le montant global des dépôts s’élevait à 1990.4 milliards, soit 14.7% d’augmentation, couvrant ainsi 89.2% du bilan total.

Le montant global de crédit bruts accordes aux clients était de 1,114.5 milliards XAF en 2014, soit une hausse de 6.1% par rapport a 2013.

Cependant, les banques présentent des contraintes à l’ouverture de compte, ce qui favorise l’épargne informelle (soit 30% de la population) ou la thésaurisation de la monnaie. Par conséquent, 5.5% seulement de la population adulte dispose d’une épargne formelle, plaçant le Congo au second rang dans la CEMAC.

Finalement, en termes de l’offre de services, représentée par le nombre d’agence par habitant, le Congo correspond à la moyenne de l’Afrique Subsaharienne (en tenant compte du nombre de comptes financiers), mais est se situe en bas du classement en termes du réseau bancaire (le Gabon possède un réseau plus développé avec deux agences par clients pour une valeur d’accès élevée de 19%.

En dehors de la Banque postale du Congo et de la Banque Congolaise de l’Habitat où l’Etat contrôle et actionnaire majoritaire, respectivement à 80% et 67,39%, l’État ne contrôle pas d’autres banques commerciales et se limite à des participations minoritaires.

La carte bancaire n’est admise que dans certains hôtels de Brazzaville et de Pointe-Noire. Le moyen de paiement usuel est le paiement comptant en francs CFA d’Afrique centrale. Chèques, chèques certifiés et ordres de virement sont également utilisés.

2) La Banque Mobile

La monnaie électronique peut être définie comme une créance sur un institut d’émission inscrite non sur du papier (fiduciaire) ou dans des livres (scripturales), mais sur une carte à micro processeur (porte monnaie électronique (PME) ou sur un logiciel (porte monnaie virtuelle (PVM)). Ainsi, elle est considérée comme une dette inscrite sur un support physique ou logiciel.

Avec le développement des techniques de communication et de l’information, elle peut paraitre comme un produit financier novateur. En 2013, deux banques ; BGFI et Ecobank en collaboration avec les compagnies de téléphonie mobile, notamment MTN et Airtel, fournissaient ce service aux clients congolais. La même année, la base de la monnaie mobile était 385 millions XAF en moyenne en 2013, pour un volume d’opération au troisième trimestre de 8.5 milliards XAF.

Les frais de services sont plus compétitifs que ceux des banques classiques. Ainsi, la transaction entre un compte bancaire classique et un compte mobile sont gratuites.

3) Les Etablissements de Microfinances

La micro-finance est dominée par la Mutuelle d’épargne et de crédit (MUCODEC). Ce sous-secteur regroupe 62 établissements dont la majorité est concentrée à Brazzaville (13) et Pointe Noire (23).

A elle seule, les Mutuelles congolaises d’épargne et de crédit (MUCODEC), un réseau mutualiste qui dispose d’une Caisse fédérale agréée en tant qu’établissement financier depuis 1992 par la Commission de supervision bancaire (COBAC). Mise en place avec l’appui du Crédit mutuel de France, la MUCODEC apporte un certain soutien aux TPE. Mais elle est pour l’essentiel tournée vers les salariés, surtout de la fonction publique. Elle est implantée dans tous les départements (12 départements sur 12), par la création de nouvelles Caisses Locales, mais aussi des Points de Vente pour répondre aux attentes de nos nombreux sociétaires. En 2015, le réseau MUCODEC compte 52 entités, dont 38 Caisses Locales et 14 Points de Vente répartis sur 49 sites à travers 3 délégations régionales : entités du groupe qui participent à l’effort d’amélioration de l’accueil des sociétaires et à la visibilité des MUCODEC.

En 2014, les dépôts des établissements de micro-finance ont été de 249 milliards, soit une augmentation de 13.3% par rapport à 2013. Les crédits accordés en 2014 s’élevaient à 63.7 milliards XAF, soit une hausse de 8.6% par rapport à 2013.

La Caisse de participation à la promotion des entreprises et à leur développement (CAPPED)

La CAPPED, est aussi une autre microfinance de la première catégorie de type associatif, créée en en 1991 par le Forum de Jeunes Entreprises du Congo.

Elle compte en 2015, douze (12) agences dont 6 agences à Brazzaville, 3 à Pointe-Noire, une agence à Dolisie, Ouesso et Gamboma.

La CAPPED a pour mission de contribuer à la promotion des initiatives économiques et sociales de ses membres. Elle collecte l’épargne, rémunère à 4%, qui alimente un fonds de 3,5 milliards de FCFA, et octroie des crédits, destinés à financer des activités de commerce ou de transformation de ses adhérents. Elle fait aussi les paiements déplacés ou transferts de fonds.

Les établissements de micro finance de transfert d’argent

En dehors des grandes sociétés internationales de transfert d’argent (Wester-Union ; Money gram, etc.), il y a au Congo trois grandes institutions nationales de transfert d’argent qui concentrent leurs affaires dans ce domaine, notamment Chardan Farell, ainsi que quelques agences de moindre importance. En outre, toutes les caisses des grands réseaux (MUCODEC, CAPPED et autres) offrent ce service profitable.

Le modèle commun d’affaires de ces institutions est la recette d’un montant à un guichet et son transfert à un autre guichet du pays à l’intérieur du réseau. Le client informe le prestataire du nom du bénéficiaire et de l’agence où l’argent doit être transféré, et reçoit un numéro de transaction secret. Puis, il communique au bénéficiaire, par téléphone, le montant de la transaction afin que celui-ci puisse se présenter au guichet de recette indiqué muni d’une pièce d’identification et du numéro de transaction. L’opération peut être conclue en quelques minutes, si le bénéficiaire est déjà présent à l’agence de recette, ce qui est le cas habituel.

Ce modèle est possible grâce à l’expansion géographique des réseaux cellulaires et la pénétration des cellulaires sur tout le territoire du pays. Les grandes institutions offrant ce service ont été dynamiques dans le pays, maîtrisant bien leurs services et les risques, et ont pu s’étendre dans toutes les régions du pays.

4) Les assurances :

Le Congo est membre de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA), affiliée à l'OHADA. Toutes les entreprises du secteur, assureurs comme courtiers, sont régies par les règles édictées par cette organisation régionale. Au niveau local, le contrôle du respect de ces règles est assuré par la Direction nationale des assurances placée sous la tutelle du Ministère des Finances. Son fonctionnement, est financé par un prélèvement de 1 à 1,5 % du chiffre d’affaires des compagnies inscrites.

Au cours de l’année 2014, le montant total des primes encaissées a été de 71milliards de FCFA, pour un montant global des sinistres payés de 17 milliards de FCFA. Le montant des primes cédées en réassurance a été de 33 milliards de FCFA (DGE, 2015).

Le secteur des assurances dégage donc un chiffre d’affaires global suffisant pour attirer de grands assureurs européens, au moment où ces derniers ont tendance à se désengager de la plupart des marchés de petite taille d'Afrique sub-saharienne.

A la différence du reste du marché africain où opèrent de nombreuses compagnies d'assurances (plus de 20 pour le seul Cameroun), le marché congolais ne compte que six (6) opérateurs, dont quatre dans la branche générale type incendie-accident et risques divers (IARD), et deux dans la branche vie.

La règlementation de la CIMA, impose que tout risque situé sur le territoire congolais soit assuré que par une société congolaise. Toutefois pour les risques importants comme ceux liés au pétrole ou aux mines, le mécanisme des "frontings" est appliqué après autorisation du Ministre des Finances. Les assurances obligatoires en République du Congo sont : les assurances à responsabilité civile automobile, l'assurance scolaire et sportive, l’assurance des marchandises importées de tout du monde au Congo Brazzaville, l’assurance tous risques chantiers, l’assurance responsabilité décennale et la carte rose CEMAC attachée à l’assurance automobile.

Les sept (7) Compagnies d’assurances sont :
  • Les Assurances et Réassurances du Congo (ARC) ;
  • Les Assurances Générales du Congo (AGC.SA) ;
  • Les Assurances Générales du Congo Vie (AGC VIE)
  • La Nouvelle Société Interafricaine d’Assurances du Congo (NSIA-Congo) ;
  • La Nouvelle Société Interafricaine d’Assurances du Congo VIE (NSIA VIE-Congo) ;
  • Allianz Africa, filiale du groupe Allianz (Allemagne, ex AGF-France) ;
  • La société Colina, filiale du groupe Saham.
En terme d’intermédiaire, on recense plus de treize (13) courtiers dont des courtiers internationaux comme ASCOMA Congo ; Gras Savoye, etc. et des courtiers locaux parmi lesquels figurent CCDE, H de B, 2i, MT, Global Conseils & Assurances, Africo… Ces courtiers d’assurances doivent disposer d’une garantie financière de 10 millions de FCFA avant d’être autorisés à exercer par le Ministère de tutelle. Les agents généraux sont plus d’une vingtaine sont soumis au principe de l’exclusivité de la compagnie commettante pour un territoire donné.

Opportunités d’investissements
  • Investissement dans une banque de développement
  • Investissement dans une banque d’affaires
  • Investissement dans le secteur de la micro finance
  • Investissement dans le secteur des assurances
  • Investissement dans un fond de garantie pour l’accompagnement des promoteurs dans la création d’entreprises et/ou pour l’appui des entrepreneurs dans la réalisation de nouveaux investissements.
  • Investissement dans les financements innovants comme le mobile banking