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FORUM SUR LE PARTENARIAT PUBLIC- PRIVE (PPP) Du 30 au 31 mai 2022

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La première édition du forum sur le Partenariat Public Privé a connu trois moments forts, qui ont marqué les travaux du forum :
  • La cérémonie d'ouverture
  • Les travaux en panels
  • La cérémonie de clôture.
A/ De la cérémonie d'ouverture

Placée sous l'autorité du premier ministre chef du Gouvernement, la cérémonie d'ouverture a été marquée par l'allocution du ministre en charge de la coopération internationale et du partenariat public privé et par le mot d'ouverture du premier ministre chef du Gouvernement.

Les deux allocutions ont permis de retenir ce qui suit :

  • La mise en œuvre du PND 2022 -2026 exige l'implication du secteur privé congolais et étranger, le Congo a fait du PPP la principale source de financement du PND ;
  • Le Gouvernement congolais s'est engagé à améliorer le climat des affaires, pilier de l'attractivité du pays, à mettre en place un cadre juridique sur l'encadrement du secteur privé ;
  • Notre pays dispose d'une main d'œuvre disponible, des atouts et ressources nécessaires à la diversification de l'économie, il offre des conditions de paix à l'investissement ;
  • La charte des investissements ouvre la porte à tous ceux qui veulent investir au Congo.

B/ Des travaux en panels

Les participants ont suivi tour à tour neuf (09) sessions, les communications ou les échanges ont permis de retenir ce qui suit :

Panel1 : Comment rendre le climat des affaires attractif en République du Congo ?

  • Le Congo dispose d'une charte des investissements, des lois et autres textes favorables à l'investissement ;
  • L'existence des institutions d'accompagnement, de facilitation de l'investissement, des organes d'appui à l'amélioration du climat des affaires, au règlement des différends entre les investisseurs et l'Etat et des cadres de concertation public – privé, témoignent bien la volonté du gouvernement à rendre le climat des affaires attractif.
  • Malgré quelques faiblesses constatées dans l'application des textes, notre pays le Congo a mis en place des incitations à l'investissement, il a créé des organes garantissant le financement des entreprises, d'assistance, d'appui matériel et technique aux investisseurs ;
  • Le projet de digitalisation des procédures de création des entreprises et de paiement des taxes va faciliter d'avantage la création des entreprises, réduire la marge de corruption et impacter sur le climat des affaires ;
  • Le succès est aussi lié à la modernisation du numérique, au partenariat entre les investisseurs locaux et étrangers ;
  • L'expérience du Rwanda, en matière d'amélioration du climat des affaires a permis de noter ce qui suit :
  • La fusion de plusieurs agences qui faisaient le même travail en une seule qui avait pour mission de promouvoir les PPP, de s'occuper du marketing, de l'assistance et de l'orientation des investisseurs ;
  • La formation des spécialistes en matière du climat des affaires ;
  • La prise et l'application de plus de 50 reformes sur : les impôts, les taxes, la gratuité de création des entreprises et les exonérations ;
  • La création du guichet unique, la recherche en ligne des partenaires et le paiement en ligne des taxes et impôts ;
  • Le temps et les coûts sont importants mais la volonté politique, la sécurité et la stabilité jouent de beaucoup dans le cadre de l'environnement des affaires.

Panel 2 : Relancer l'agriculture pour booster le développement économique

  • Le taux d'importation des produits alimentaires au Congo est de 40% des importations (1.200 milliard) constitués essentiellement des volailles, viandes, poissons, huiles et fruits) ;
  • La solution passe par la promotion de l'élevage qui nécessite la production en quantité et qualité de l'aliment de bétail ;
  • Les ambitions du Gouvernement s'articulent autour :
    • De l'amélioration des conditions d'exercice des acteurs, ce qui justifie la création des zones agricoles protégées ;
    • La formation des acteurs et la production des intrants nécessaires ;
    • La réduction des taxes pour, favoriser le développement des activités agricoles ;
    • Le financement des activités agricoles et l'accompagnement des acteurs.
  • La FAO appui depuis près de 20 ans le gouvernement congolais dans la relance du secteur agricole, elle apporte un appui en outils nécessaire, à l'élaboration des stratégies et à la réalisation de quelques études sectorielles.
  • BRASCO (l'une des principales brasserie) a mis en place une politique de réduction des importations de maïs et de riz, en encourageant la production et l'achat des produits locaux ; l'objectif est d'acheter 60% des produits locaux à l'horizon 2025.
  • Pour développer le secteur agricole, il faut :
    • Tenir compte des chaînes de valeurs au niveau régional et sous- régional ;
    • Tenir compte des compétences ;
    • De la volonté politique ;
Panel 3 : Les Zones Economiques Spéciales (ZES) ou la clé de la modernisation
  • Après la mise en place des textes juridiques, des organes de gestion et du mécanisme de garanties aux investisseurs, le pays est déjà en contact avec deux développeurs : une société marocaine pour les zones économiques spéciales de Pointe – Noire et de Ouesso et une société Rwandaise pour la Zone Ollombo – OYO.
  • Ce qui est important dans la promotion d'une zone économique spéciale c'est la volonté politique, la taille du marché et la stabilité des institutions.
  • Pour développer la ZES, il faut :
    • Réaménager et équiper la zone ;
    • Trouver les compagnies ou les sociétés locales ;
    • Travailler avec le gouvernement sur le programme fiscal d'encouragement, pour attirer les investisseurs ;
    • Assurer le transfert de compétence.
  • La Z.E.S est développée par le secteur privé, il faut des investisseurs nationaux et internationaux.
Panel 7 : Pérenniser la production des énergies pour soutenir les activités du développement.

  • Le Congo dispose de 670 MW installés mais non distribués à 100%, nous avons de l'électricité qui n'arrive pas dans tous les foyers, il faut l'intervention des opérateurs économiques pour le transport de l'électricité d'une ville à une autre ;
  • Le prix du Kwh au Congo est le moins cher des pays de la CEMAC ;
  • Les investisseurs ont besoin de 1000 MW pour exercer correctement leurs activités ;
  • L'Afrique dispose seulement de 1% des panneaux solaires dans le monde, plus de 600 millions d'africains vivent encore dans le noir ;
  • Le développement du secteur exige :
    • Un mix électrique, ne pas compter seulement sur l'hydroélectrique ;
    • Le soutien du gouvernement et des partenaires au développement ;
    • Le choix des projets prioritaires, surtout de réhabilitation ;
    • Le transfert de technologie.
  • 40% du potentiel solaire se trouvent en Afrique, mais le continent ne dispose que de 1% de panneaux solaires.

Panel 8 : Faire des transports un secteur porteur et attractif.

  • Pour rendre le secteur porteur et attractif, il faut :
    • La stabilité des institutions ;
    • Le climat des affaires apaisé ;
    • Un partenariat efficace et permanent.
  • Pour jouer le rôle de pays de transit il faut lier la route, le chemin de fer, la mer, les fleuves afin d'alimenter les pays de la sous-région ;
  • De nos jours le Congo a perdu cette vocation de pays de transit, les causes :
    • L'A.T.C ne fonctionne plus comme avant ;
    • Le CFCO ne fonctionne pas normalement ;
    • Les taxes au niveau des péages ne favorisent pas les activités commerciales.
  • Les produits d'autres pays passent par le CAMEROUN qui, s'appuie sur la réduction ou l'annulation de certaines taxes pour faciliter le développement du secteur privé ;
  • Pour développer le secteur, notre pays doit :
    • Bâtir des nouvelles stratégies ;
    • Revoir les mesures d'accompagnement ;
    • Dialoguer d'avantage avec le secteur privé ;
    • Veiller sur l'application des textes juridiques ;
    • Renforcer les capacités des acteurs ;
    • Appuyer le partenariat opérateurs économiques et les banques.

Panel 9 : Comment rendre attractif la destination Congo (Tourisme)

  • La contribution du secteur à l'économie nationale est de 2%, mais l'objectif du Gouvernement est d'attendre 10% à l'horizon 2026 ;
  • Notre pays le Congo dispose de beaucoup de sites touristiques non exploités pour des raisons d'investissements ;
  • Pour développer le secteur du tourisme, il faut :
    • Renforcer le cadre juridique du secteur pour rassurer les acteurs ;
    • Promulguer une loi sur le guichet unique du tourisme ;
    • Réactualiser la politique nationale sur le tourisme ;
    • Transformer le conseil national du tourisme en comité interministériel du tourisme, un cadre de concertation présidé par le premier ministre ;
  • Sur la marque Congo, il faut beaucoup de promotion, de marketing, de documentaires sur le pays pour présenter réellement la marque Congo et rendre attractif le pays.
  • Dans le tourisme d'affaire il faut jouer sur le prix, regarder au niveau international et comparer les prix pour plus d'attractivité du pays ;
  • Il est nécessaire de développer le tourisme à côté des parcs, autour des parcs, notamment dans les villages qui entourent les parcs pour attirer plus de touristes.

C/ De la cérémonie de clôture

Dans son mot de clôture, le ministre de la coopération internationale et du partenariat public – privé a rappelé les participants sur la place du PPP dans le développement économique du pays et sur l'engagement du Gouvernement à placer les PPP au centre de la mise en œuvre du PND2022- 2026, avant de dégager les bienfaits de travailler et de poursuivre la marche ensemble.

Fait à Brazzaville, le

La Directrice Générale

NB : pour des raisons de services et missions de l’API, nous n’avons pas assisté aux panels 4, 5, 6 du forum.